La musique est un bien commun vivant. Elle naît partout : dans les chambres, les studios, les quartiers, les clubs, les free parties, les conservatoires, les petites et les très grandes salles. La musique est hybride, ouverte, en perpétuelle transformation. Elle est un art populaire : plurielle, à mille lieues des fantasmes réactionnaires. La musique traverse les espaces géographiques et personnels, les classes sociales. La musique est toujours en avance sur son temps. En composant des nouveautés en direction du futur, elle fait apparaître des sons nouveaux, de nouvelles histoires, de nouveaux langages. La musique nous permet d’habiter collectivement au même endroit ; elle est une force immédiate de fédération et de commun.
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"Il est consensuel dans le secteur culturel de s’opposer, plus ou moins frontalement, à l’extrême droite. Au lieu d’évacuer la question d’emblée, mieux vaut l’affronter : que risqueraient les acteur·rices culturel·les à travailler avec des élu·es de ce bord politique ? L’enjeu de survie du secteur culturel, particulièrement menacé dans le contexte actuel, ne vaut-il pas la peine de considérer la question sérieusement ? Et, au-delà, quels discours et positionnements construire pour que la culture (re)devienne crédible et désirable auprès du plus grand nombre ?
Dans ce contexte, rendu encore plus sensible par la série d’élections des quatre prochaines années, le pôle Haute Fidélité s’interroge sur le rôle des organisations de la société civile et sur les stratégies pour « réarmer » le secteur culturel."